POURQUOI J’AI ADOPTE LES COSMÉTIQUES NATURELS

POURQUOI J’AI ADOPTE LES COSMÉTIQUES NATURELS

6 juillet 2018 0 Par Amy

Bonjour,

Voilà quelques années que j’ai commencé à m’intéresser à la composition de mes produits d’hygiène et cosmétiques. Ça a été un long cheminement avant d’en arriver à n’utiliser quasiment que des produits simples et naturels.

 

QUAND J’UTILISAIS LES COSMETIQUES CONVENTIONNELS

 

Il y a 10 ans, je prenais beaucoup «soin de moi». Travaillant dans la restauration, je collectionnais les déodorants et parfums, comme beaucoup de mes collègues. Ben oui, vu qu’on passait la journée à courir, on ne voulait pas prendre le risque de transpirer, donc on avait toujours un déodorant à portée de mains. Ah, et puis du parfum à pschitter de temps en temps pour ne pas sentir les effluves épicés de nourriture ☺.

Ayant eu une peau à tendance acnéique à l’adolescence, j’ai appris très jeune à utiliser les soins cosmétiques.

J’avais donc tout un tas de cosmétiques dans ma salle de bain :

– pour le visage :  gommage, masque, nettoyant visage, crème de jour, crème de nuit, fluide matifiant, lotion astringeante, maquillage, baume à lèvre;

– pour le corps : déodorants, gels douches parfumé, huiles de bain parfumés, parfums, crème pour les mains, crème pour les pieds, crème pour le corps (produit que j’utilise rarement en vérité n’en ressentant pas le besoin), gommage corps;

– pour les cheveux : shampooing, après-shampooing, masque, crèmes (cheveux afros oblige), défrisant, coloration…

Impressionnant comme liste non? Et pourtant, je suis sûre que beaucoup se reconnaîtront.

 

LES DECLICS ET LES RAISONS QUI M’ONT POUSSE A ADOPTER LES COSMETIQUES NATURELS

 

  • Faire des économies et arrêter le gaspillage

Dans ma liste, hormis le déodorant, parfum, gels douches et produits cheveux, beaucoup étaient des produits gaspillés, achetés parce que conseillés par des spécialistes/dermatologues, et ce dans l’espoir d’avoir une peau parfaite. 

Ce doux rêve d’une peau de bébé représente quand même un coût, surtout quand ça ne marche pas et qu’on essaye toujours autre chose qu’on nous met sous le nez. Je peux vous dire qu’avec ma peau, dès que mettais les pieds dans un magasin de cosmétique, les conseillères se faisaient une joie de me conseiller des supers produits miracles.

Il faut savoir aussi, que certains produits sont l’oeuvre du marketing, pour nous pousser à acheter toujours plus. En y réfléchissant bien, on se dit : Euh… pourquoi une crème spéciale pieds? Ma crème pour les mains ne peut pas faire l’affaire? 

 

  • Etre moi-même, accepter ma nature

Comme toute personne aux cheveux afros, j’avais tendance à utiliser beaucoup de produits de soin des cheveux, parmi lesquels le fameux défrisant. Pour ma part, je me défrisais les cheveux toutes les 6 semaines, parce que quand on se défrise, il faut faire les repousses au risque d’avoir 2 textures de cheveux sur la tête (eh oui, quand la nature reprend ses droits).

Et puis, il y a eu le déclic, un jour j’en ai eu marre d’avoir les cheveux toujours lisses et colorés, et surtout, j’ai réalisé qu’à force de «prendre soin de mes cheveux», ils étaient de plus en plus fins et abîmés. J’ai donc décidé, il y a 7 ans, du jour au lendemain d’arrêter tout défrisant et coloration, et d’utiliser moins de produits chimiques sur mes cheveux. Quel bonheur de redécouvrir la texture de mes cheveux, après 2 ans, sans trop de traitements chimiques! Et en plus, quand je le souhaitais, je pouvais les lisser de temps en temps, avec juste un fer à lisser, pour un même résultat qu’avec le défrisant.

 

  • Utiliser des produits moins nocifs, préserver ma santé

Un autre déclic s’est produit lors de ma première grossesse. Enceinte, on nous nous recommande de ne pas trop se parfumer, d’éviter d’utiliser tel ou tel produit… Ce qui m’a amené à la conclusion, que beaucoup de produits qu’on utilisait n’étaient pas inoffensifs en fait.

Je me suis rendue compte que la majorité des cosmétiques conventionnels contenaient des ingrédients qui pouvaient être nocifs tels que : dérivés de pétrole, plomb, aluminium, solvants allergisants, et autres perturbateurs endocriniens. 

Tout ceci m’a beaucoup fait réfléchir et je suis donc passé aux produits simples, tels que les beurres et huiles végétales vierges, et j’ai commencé à faire des recettes maisons. Pour prévenir les vergetures par exemple, je me suis tartinée de beurre de karité, mon ingrédient cosmétique favori.

Lorsque mes enfants sont nés, j’ai continué sur ma lancée et je n’utilise quasiment que des produits naturels et très simples pour leur peau fragile.

 

  • Me désencombrer

Etant une personne qui aime beaucoup ce qui est épuré, j’ai ressenti le besoin d’avoir une maison moins surchargée. En effet, quand il y a plusieurs membres dans une famille, on peut se retrouver facilement avec beaucoup de matériel, surtout dans cette société de consommation. Accueillir de nouveaux enfants dans un foyer, signifie aussi accueillir de nouveaux bagages.

Pour éviter de me sentir déborder, j’ai donc décidé de réduire mes affaires, pour faire de la place aux affaires de mes enfants.

  • Réduire mon empreinte écologique en réduisant mes déchets plastiques

D’après le site National Geographic, la production de masse a été initié dans les années 50, et s’est accélérée, au point d’atteindre 8,3 milliards de tonnes ces dernières années. La plupart de ces plastiques, sont jetables et finissent par devenir des déchets. Déchets qui pour la plupart se retrouvent… dans la mer (surtout que 91% de ceux-ci ne sont pas recyclés). Les scientifiques prévoient qu’en 2050, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons dans les océans.

Cette pollution marine est très inquiétante, car elle menace les animaux marins, qui ingèrent ce plastique, qui peut même se retrouver dans nos assiettes.

J’ai pris conscience que chacun de nos actes a des conséquences, qui peuvent être plus ou moins dévastatrices. Donc, j’ai décidé de réduire au possible mes déchets plastiques. En passant au savon et au shampoing solide, et en utilisant moins de produits, je réduis déjà une partie de mes emballages plastiques. Après, il est évident qu’à notre petite échelle, le geste est infime, comparé à ce que peuvent faire les industriels. Mais en tant que consommateurs, on peut influencer la production.

 

EN CONCLUSION

Aujourd’hui, j’ai donc une routine de soin minimaliste à base de cosmétiques naturels et éthiques au maximum. J’ai également réduit le nombre de produits de soin dans ma salle de bain, ainsi que mon budget dédié aux cosmétiques, car je préfère investir dans moins de produits, mais de bonne qualité.